Test – Bloodborne le jeu de cartes

Ohayo !

Le Jeu Vidéo a le vent en poupe ces derniers temps dans le monde du J2S. On voit fleurir de nombreuses adaptations, comme Dark Souls, DOOM, Resident Evil (T____T), ou encore This War of Mine. Pour contraster avec l’univers très coloré d’Azul, plongeons-nous dans le Rêve du Chasseur, et dans…

 

Qu’est-ce que c’est ?

Bloodborne est donc une adaptation du jeu vidéo éponyme sorti en 2015 sur PlayStation 4. On pourrait presque qualifier ce jeu de « spin off » de la saga Dark Souls. En effet, on a ici un gameplay exigeant, et un jeu à la difficulté élevée, mais Bloodborne est bien plus dynamique que son illustre aîné. L’univers est quant à lui tout aussi sombre et  violent, avec notre chasseur devant écharper du monstre à tour de bras.

Petit aperçu de l’univers : « Il y a très longtemps, la cité maudite de Yharnam fit une sinistre découverte : en ayant recours à la thérapie du Sang, il était possible de guérir tous les maux. Mais ce pouvoir de guérison s’accompagnait d’une terrifiante malédiction qui transformait les citoyens en créatures cauchemardesques. Vous arrivez en ville lors de la Nuit de la Chasse. En faisant appel au pouvoir du Calice, vous et les Chasseurs qui vous accompagnent êtes entrés dans le Donjon de Calice, où vous devrez affronter, ensemble, de terribles Boss. Mais au final, seul l’un d’entre vous aura accumulé suffisamment de sang pour échapper à ce cauchemar. »

C’est donc dans cet univers que le désormais légendaire Eric Lang (Arcadia Quest, Le Parrain, Blood Rage, Rising Sun, The Others, KaosBall…) pose ses flingues et nous propose de coopérer entre chasseurs pour abattre le plus de monstres possibles afin de récupérer un maximum d’échos de sang (la monnaie dans le JV, les points de victoire ici). Mais attention, Bloodborne n’est pas un simple coopératif : seul le meilleur chasseur sera sortira vivant du Donjon de Calice.

Et connaissez-vous la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur, vous ?

 

A quoi ça ressemble ?

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Qu’est-ce qu’il faut faire ?

Comme expliqué plus tôt, on a donc ici un jeu semi-coopératif, dans le sens où il faudra que les chasseurs s’entraident afin de tuer de puissants monstres, mais il faudra surtout penser uniquement à soi pour la survie et la récolte d’échos de sang.

Le Donjon de Calice, dont on a parlé un peu plus haut, est un enchaînement de 10 monstres + 1 Boss final. Pour information, à moins de tomber sur un des 5 Boss finaux qui stipule le contraire, il n’y aura jamais de joueur éliminé de la partie. On va donc enchaîner les combats jusqu’à vaincre le Boss final, et on verra ensuite qui est le meilleur chasseur.

J’ai parlé de Boss. Évidemment, les Boss sont plus costauds que les monstres de base, et offrent de meilleures récompenses, mais ils ne se replient jamais s’ils ne sont pas vaincus dans le tour, à la différence des monstres. Du coup, s’il n’est pas vaincu dans le tour, il faudra enchaîner les manches jusqu’à le faire tomber définitivement. Dans le cas des Boss finaux, ils sont révélés toute la partie et modifient certaines règles de par leur pouvoir, il faudra les vaincre pour fin à la partie.

 

Cartes de Chasseur

Pour vaincre ces abominations, chaque chasseur aura un deck de cartes Action. Chacun démarre la partie avec le même deck contenant les cartes de Départ de Chasseur, et il sera possible de récupérer des cartes Amélioration de Chasseur afin de devenir de plus en plus létal.

Il y a trois types de cartes : les armes de mêlée (rouges), les armes à distance (bleues) et les cartes utilitaires (grises). Les armes de mêlée sont des armes brutes faisant généralement le plus de dégâts, pendant que les armes à distance font moins de dégâts, mais vont potentiellement pourrir la vie de vos collègues ou vous protéger. Les cartes utilitaires, quant à elles, sont des cartes à pouvoir spécial (rien de nouveau jusque là) : coller des dégâts à tout le monde, se protéger, ou bien aller dans le Rêve du Chasseur, ce qui est le cœur du jeu, j’y reviendrai plus loin.

Bref, commençons par le début, la mise en place !

 

Mise en place

Tout d’abord, on va commencer par préparer le Donjon. Pour cela, on commence par choisir (au hasard ou non) le Boss final parmi les 5 proposés dans la boîte. Comme expliqué, celui-ci sera placé sur un côté du jeu, et son pouvoir affectera la partie complète. On prend ensuite les cartes Monstres et les cartes Boss, que l’on mélange séparément. On pioche 7 Monstres et 3 Boss que l’on mélange ensuite ensemble, sans les regarder, et l’on pose le deck face cachée à côté du Boss final.

Ensuite, on va préparer le deck de cartes Amélioration de Chasseur, et on pioche une carte par joueur, que l’on pose face visible. Ce seront les cartes disponibles pour les Chasseurs.

Enfin, chaque joueur récupère un plateau, place ses jetons Trophées sur les pistes correspondantes, récupère son deck de départ contenant les 5 cartes de base, et prend son marqueur de points de vie (initialisé à 8 PV).

Pour finir, on définit le premier joueur, on révèle le premier monstre, et let the hunt begin !

Déroulement de la partie

 

Une partie de Bloodborne est donc un enchainement de plusieurs rounds de combat contre des monstres qu’il faudra blesser et tuer au maximum afin de récolter des échos de sang. D’ailleurs, ces échos de sang sont récupérés pour chaque blessure infligée aux Monstres. Chaque round est découpée en 8 étapes.

 

1 – Jouer une carte Action

Lors de cette phase, les joueurs devront choisir parmi toutes les cartes Actions dans leur main celle qu’ils vont jouer ce tour-ci, soit pour blesser le Monstre en jeu et ainsi récolter des échos de sang, soit pour pourrir un peu la partie des autres chasseurs, soit se réfugier dans le Rêve du Chasseur. Cette carte est donc sélectionnée secrètement. Cependant, je vous ai dit à plusieurs reprises que Bloodborne est un jeu semi-coopératif. Les joueurs peuvent donc discuter et se concerter pour vaincre les monstres, à eux ensuite de décider de tenir leur parole ou non…!

Une fois que tous les joueurs ont choisi leur carte, elles sont toutes révélées, et on peut maintenant voir qui est un Chasseur d’honneur et qui est un opportuniste !

 

2 – Transformation d’arme

La Transformation d’arme est une stratégie utilisée par les Chasseurs afin d’être capable de s’adapter à n’importe quelle situation en une fraction de seconde. Si un ou plusieurs Chasseurs utilisent cette carte, alors ils doivent choisir une carte de mêlée ou à distance et la jouer, sauf qu’ils savent déjà ce que les autres joueurs vont faire, ce qui est un avantage non-négligeable ! L’adaptation, on a dit !

Cependant, le fait de jouer une Transformation impose au Chasseur de combattre le monstre ce tour-ci, il lui est interdit de se retirer dans le Rêve du Chasseur.

 

3 – Résolution des effets instantanés

Certaines cartes Action imposent des effets à résoudre immédiatement, comme le Pistolet du Chasseur qui peut infliger ses dégâts en priorité si un seul joueur l’a joué. Cela peut être fait pour par exemple achever un monstre en priorité et ainsi être seul à récupérer ses Trophées, ou se soigner, etc.

Dans le cas où un ou plusieurs chasseurs jouent une carte à effet instantanée, ils sont résolus dans l’ordre du tour, et si le monstre venait à être tué à ce moment-là, alors on passe immédiatement à la phase 7.

 

4 – Attaque des Monstres

Les monstres ne sont pas non plus là pour servir de punching-ball. Et ils sont rapides ! En effet, ce sont donc eux qui portent les coups en premier.

On va parler un peu des cartes Monstre quand même. Il y a plusieurs informations importantes ici :

A : Santé, soit le nombre d’échos de sang placés sur le monstre à sa révélation.
B : Force, soit le type de dé à lancer pour son attaque (vert, jaune ou rouge, du plus faible au plus dangereux).
C : Trophée, soit le type de Trophée à récolter si le monstre est vaincu (Humanoïdes, Bêtes ou Animaux).
D : Capacité spéciale, soit le pouvoir du monstre qui peut se déclencher à tout moment.

Du coup, pour leur attaque, on va lancer le dé de la couleur correspondante à la lanterne (B). Cette attaque affecte TOUS les chasseurs d’un coup. Et le petit effet pervers, c’est que certaines faces ont un petit « + ». Vous la voyez venir, la combo ? Et oui, si on tire une face avec un « + », on relance le dé et on ajoute le nouveau résultat, et on répète ça jusqu’à avoir une face sans « + ». Autant dire que ça peut piquer très vite (record à 7 dégâts en un tour pour ma part).

Dans le cas où la santé d’un Chasseur tombe à 0, alors celui-ci est considéré comme mort, et n’infligera donc pas de dégâts ce tour-ci, et il perd immédiatement tous les échos de sang accumulés dans la zone en haut de son plateau. Cependant, il n’est pas pour autant éliminé de la partie, il reviendra lors de la phase Rêve du Chasseur. Mais vous vous doutez qu’il y aura quand même un truc mauvais hein…

 

5 – Attaque des Chasseurs

Bon allez, pas l’temps d’niaiser, BASTOOOOON ! C’est au tour des Chasseurs survivants de poutrer le monstre maintenant ! Dans l’ordre du tour, chaque Chasseur ayant joué une carte Arme inflige des blessures au monstre, et récolte autant d’échos de sang qu’il place dans la case « échos de sang récoltés » en haut de son plateau. Si l’on doit récolter plusieurs échos, mais qu’il n’en reste plus assez sur le monstre, alors le joueur récolte ce qu’il y a et tant pis pour le reste. Le monstre est donc vaincu !

Une fois que le monstre est vaincu, alors celui-ci est retiré du jeu. Chaque chasseur lui ayant infligé des dégâts ce tour-ci (et qui aura donc participé à la chasse) va récupérer 1 Trophée de chaque type du monstre, et avancer son jeton d’un cran sur son plateau. Ces Trophées donneront droit à des échos de sang bonus en fin de partie, il ne faut donc pas les négliger !

 

6 – Repli du Monstre

Dans le cas où le monstre n’a pas été vaincu, s’il ne s’agit pas d’un Boss, alors il parvient à s’échapper. Le monstre est quand même retiré de la partie, mais les Chasseurs ne collectent aucun Trophée. Il faut d’ailleurs faire attention, certains monstres ont même des capacités qui s’activent lors de leur repli…

 

7 – Rêve du Chasseur

Je vous en parle depuis tout à l’heure, on y vient enfin. Le Rêve du Chasseur, c’est l’endroit du repos, un endroit sans monstre, sans danger, où tout un chacun peut récupérer ses forces et se préparer à la prochaine bataille. Lorsqu’un joueur joue cette carte, il ne participe pas au combat (mais prendra quand même des dégâts limités durant la bataille), et s’il est encore vivant, pourra aller se reposer dans cette zone de sécurité.

Le Chasseur devra alors effectuer plusieurs actions. Tout d’abord, il pourra déposer les échos de sang récoltés (s’il en a) dans sa réserve, ce qui signifie qu’il valide ses points de victoire, plus rien ne pourra les lui faire perdre, même s’il est tué par la suite. C’est un peu le principe de « Banque » au Maillon Faible quoi…

Ensuite, il récupère toutes ses cartes Actions défaussées (et c’est le seul moyen de le faire). Attention, si le chasseur rentre dans le Rêve du Chasseur en mourant, il ne récupère pas ses cartes !

Puis, c’est le moment d’aiguiser ses armes, mais surtout d’en acquérir de nouvelles. Le Chasseur choisit une des cartes Amélioration disponibles et l’ajoute à sa main (limitée à 7 cartes).

Enfin, il récupère toute sa santé, afin d’être frais et dispo pour un nouveau combat.

 

8 – Fin du round

Pour finir le round, les joueurs défaussent la carte Action jouée ce tour-ci, on change le premier joueur dans le sens horaire, et surtout on révèle la prochaine Menace si nécessaire.

 

On continue donc à enchaîner les rounds jusqu’à défaire le Boss final, et c’est à ce moment-là, dans le sang et les tripes, que l’on va vérifier quel Chasseur a récolté le plus d’échos de sang (en additionnant ceux sur son plateau et ceux octroyés par les Trophées de Monstre). Seul ce Chasseur réussit à s’enfuir de ce Donjon de l’enfer, laissant les autres à un sort peu enviable.

Voilà, maintenant vous savez à quoi on reconnaît un bon chasseur d’un mauvais chasseur 😀

 

L’avis de la rédac

Kelingah

Pour moi Bloodborne est un jeu où le timing est très important et finalement où les cartes que l’on a en main n’importent pas tant que ça parce qu’une carte, même pas très forte, jouée à un moment hyper opportun deviendra extrêmement puissante.

Ce jeu m’a rappelé dans l’idée Sang Rancune édité chez Iello, où les joueurs tentent de tuer des monstres mais se font aussi des crasses entre eux pour être celui qui assènera la coup fatal et récupèrera seul les points de victoire du monstre. En revanche, Bloodborne est moins chaotique, plus fluide et donc plus facile à prendre en main !

Concernant l’univers graphique, les images sont de bonne qualité puisqu’issues du jeu vidéo. Par contre, je suis plus dubitative quant à l’aspect général que dégagent les cartes, je trouve que le style est un peu vieillot.

Il n’empêche que j’ai passé un moment de jeu agréable, d’autant que j’ai écrasé mes adversaires. Je me demande quand même si ma victoire n’était pas liée à ma position parce que bien souvent des situations similaires se sont reproduites me donnant de gros avantages !

 

Maku

Bloodborne est un bon jeu, mais ce n’est pas le jeu qui révolutionnera le genre du stop-ou-encore. L’une des choses les plus plaisantes est l’interaction entre les joueurs. À la différence d’un Snowblind, ici les actions des autres joueurs pourront vraiment devenir problématiques pour vous si on ne fait pas attention. Un point de dégât par-ci par-là, un monstre qui est tué juste devant nos yeux parce qu’on avait oublié une certaine carte, voire même la mort donnée sans qu’on s’y attende, le danger est partout dans le Donjon de Calice, et il faudra être sur ses gardes pour en réchapper.

Le côté semi-coop est plutôt fun, avec la suspicion de se faire trahir à chaque manche, sachant qu’une mort même non-définitive est quand même punitive. Comme d’habitude avec Eric Lang, on a une mécanique qui n’est pas révolutionnaire, mais avec toujours un petit truc intéressant à creuser.

Le matériel fourni est très correct, avec de belles cartes illustrées directement avec les artworks du jeu vidéo, des jetons échos de sang en plastique vraiment sympa – dommage qu’ils ne soient pas en forme de goutte de sang 😀 – et un thermoformage au top pour tout ranger, cartes sleevées comprises (sauf les Boss finaux). Le prix, par contre, est peut-être un poil élevé pour le contenu, nul doute que la licence a fait prendre 5€ à la boîte.

Bref, tout ça pour dire que Bloodborne – le jeu de cartes est un bon petit jeu, si vous aimez le stop ou encore et les univers un peu glauques, il vous plaira à coup sûr !

 

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Quelques infos


À propos de

Boardgamer, amoureux des jeux de cartes, sleeveur invétéré et améritrasheur à ses heures perdues, je suis très pour l'éclectisme dans le monde du jeu.

2 Commentaires

  1. Fatmax66

    / Répondre

    Pour ma part je suis tombé sous le charme de ce jeu. Rapide, frais et diablement tactique quand on commence a connaitre les cartes. Parmi les meilleures surprises de ce debut d année sur la scène ludique. Grand renouvellement de parties. Pour moi c est un sans faute et un jeu qui va encore beaucoup tourner sur ma table.


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