Test – Galèrapagos

Ohayo !

La nouvelle saison de Koh-Lanta a démarré, et vous rêvez d’y participer depuis des années ? Vivre en communauté, aller chercher de l’eau, construire un abri, pêcher des poissons, subir les tempêtes tropicales… Tout cela ne vous fait pas peur ? Vous, vous n’auriez jamais lâché Wilson ? Vous changerez peut-être d’avis après avoir joué à…

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

Galèrapagos est un jeu que l’on peut qualifier de semi-coopératif. Vous incarnez un naufragé parti en croisière qui a croisé la route d’un iceb… rocher. Le bateau coule, mais dans votre malheur, vous vous trouvez à proximité d’une île. Vous crapahutez donc, vous et vos compagnons d’infortune, sur cette plage paradisiaque, heureux d’être en vie. Mais très vite vous comprenez que si vous voulez survivre, il va falloir se serrer les coudes, rationner le peu de ressources que vous arrivez à trouver, mais surtout très vite construire un radeau afin de quitter cette île, histoire d’éviter cet énorme ouragan qui a l’air de se préparer. Sauf que qui dit ressources et temps limités dit aussi places limitées, et il va donc falloir vous méfier des autres survivants, qui n’hésiteront surement pas à vous sacrifier si ça peut sauver leurs miches.

À noter qu’il s’agit ici d’une nouvelle version du jeu « Les naufragés de Figalaga ».

 

A quoi ça ressemble ?

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Qu’est-ce qu’il faut faire ?

1) Mise en place – « Seules les tortues vous entendront crier… »

Votre bateau vient de s’écraser contre un rocher. Dans la tempête, vous essayez de vous agripper à quelque chose, tout ce qui vous passe par la main, mais vous n’y parvenez pas…

Vous vous réveillez plusieurs heures plus tard, miraculeusement vivant. Vous regardez autour de vous, vous êtes sur une plage à l’apparence paradisiaque, sous un soleil de plomb. Des débris de votre embarcation sont éparpillés un peu partout sur la plage, et parmi ceux-ci, vous êtes soulagé de voir que vos compagnons d’infortune sont eux-aussi vivants. Vous reprenez vos esprits et allez voir comment ils vont. Une fois tout le monde rassemblé, l’un d’entre vous semble effrayé, et vous montre l’horizon : un nouvel ouragan se prépare, et il risque d’être dévastateur. Il faut vite partir ! Vous ramassez rapidement les objets qui peuvent être utiles, et commencez à vous préparer à la survie.

Chaque joueur reçoit plusieurs cartes Épave en début de partie (4 à 8- joueurs, et 3 à 9+). Ces cartes sont des objets, permanents ou non, qui vont vous aider pour la survie. On y retrouve, pêle-mêle : des rations d’eau, de nourriture, des objets facilitant la récupération de ressources, des armes à feu, un vieux slip… Ces cartes sont primordiales, surtout en cas de trahison.

On met également en place les cartes Météo. Parmi ces cartes, on trouve l’ouragan qui, un peu comme pour Snowblind, déclenche la fin de partie lorsqu’on le pioche. Celui-ci est mélangé dans les 5 dernières cartes, ce qui signifie que l’on joue en temps limité, entre 8 et 12 tours.

Pour finir, on place les ressources du groupe (Eau, Bois et Nourriture), on donne la carte Premier joueur à celui qui ressemble le plus à Tom Hanks dans Seul au monde (ou un clochard, ça marche aussi) et la survie peut commencer !

 

2) Tour de jeu – « Man vs Wild »

Au début du tour de jeu, on change de premier joueur (sauf au premier tour bien sur), puis on tire la carte Météo. Ces cartes déterminent la quantité d’eau potable que l’on pourra récupérer pendant le tour grâce à la petite goutte en bas de la carte. Autant vous dire que quand il fait grand soleil, vous avez intérêt à avoir des réserves, car ici, y’a pas un mec qui a caché un bidon plein de Volvic dans la forêt.

Ensuite, à tour de rôle, les joueurs choisissent l’action qu’ils effectuent. Ils ont donc le choix entre aller chercher du bois (aussi appelé « faire une Ingalls »), aller récupérer de l’eau, aller pêcher, ou nager jusqu’à l’épave pour trouver du matériel.

 

a) Chercher du bois

Cette action est celle qui permet de construire le radeau afin de quitter cette île de malheur. Lorsqu’un joueur choisit cette action, il récupère automatiquement un morceau de Bois, sachant qu’il faut 6 morceaux pour construire 1 place sur le radeau et qu’il faut autant de places que de survivants (enfin, ça, c’est dans le monde des Bisounours, hinhinhin…). Ensuite, il a la possibilité de s’enfoncer un peu plus dans la jungle pour récupérer plus de bois. Pour cela, il annonce combien de morceaux il va essayer de ramener, puis pioche autant de boules dans le sac. S’il ne sort que des boules blanches, parfait, il a bien ramassé ses morceaux. Par contre, si une boule noire sort, le naufragé a été mordu par un serpent et tombe malade : il laisse tomber tout le bois, et surtout, à moins d’être guéri, ne pourra rien faire au prochain tour.

 

b) Récupérer de l’eau

Cette action permet de récupérer de l’Eau, denrée la plus importante pour l’humain. Lorsqu’un joueur décide d’aller collecter de l’eau, il regarde le chiffre inscrit sur la carte Météo, et augmente les ressources du groupe.

 

c) Pêcher

S’ils veulent arriver à s’en sortir, les naufragés devront manger. De ce fait, les seules ressources de l’île sont les poissons qui nagent dans le lagon. Lorsqu’un joueur décide d’aller pêcher, il pioche une boule dans le sac, regarde le nombre de poissons imprimés dessus et avance d’autant de cases le marqueur Nourriture. Et pour une fois, on va essayer de piocher la boule noire, qui rapporte 3 rations !

 

d) Fouiller l’épave

La survie, c’est difficile sans matériel, alors autant aller vérifier s’il n’y a rien d’utilisable dans l’épave, voire même trouver des rations. Le joueur qui choisit cette action pioche une carte Épave et l’ajoute à sa main.

Ces fameuses cartes Épave peuvent être jouées à tout moment, sauf mention contraire, puis sont défaussées (encore une fois, sauf mention contraire). On trouve 4 types différents de cartes :

  • Cartes Ressources : Eau et nourriture, potable ou périmée, pour se sauver d’une pénurie par exemple.
  • Cartes Spéciales : Anti-venin, panier garni… Plein d’effets différents.
  • Cartes Permanentes : Hache, gourde… Pour augmenter les ressources, ou abattre les autres naufragés !
  • Cartes Inutiles : Vieux slip, clés de voiture… En cas de besoin :p

 

Une fois que tous les joueurs ont effectué leur action, alors on vérifie l’état des ressources. Il faut une ressource de chaque type par joueur (à 5 joueurs, il faut donc 5 Eau et 5 Nourriture). S’il n’y en a pas assez, alors il y a une pénurie, et les joueurs vont devoir voter afin d’éliminer un joueur. Les joueurs vont, comme au conseil, essayer d’argumenter pour sauver leur tête. Puis, le premier joueur compte jusqu’à 3, et chacun pointe du doigt celui qu’il souhaite éliminer. En cas d’égalité, c’est le premier joueur qui décide qui est sacrifié, que le joueur fasse partie de l’égalité ou non.

 

Le joueur désigné peut néanmoins sauver sa peau en jouant une carte Ressource du type nécessaire. Dans ce cas-là, il ne peut plus être désigné dans un vote pour la même ressource lors de ce tour, et s’il n’y a plus de pénurie, alors le vote est terminé.

On déplace alors les marqueurs de ressources pour réduire les denrées, et on repart pour un tour.

 

3) Fin du jeu – « Le vent nous portera »

Il y a 3 façons de mettre fin à la partie.

La première est de parvenir à quitter l’île. À la fin de n’importe quel tour, s’il y a assez de places sur le radeau pour tous les naufragés survivants et qu’après que les ressources aient été distribuées, il en reste assez pour les survivants (8 Eau et 8 Nourriture avant la distribution), alors ils parviennent à s’enfuir et remportent la partie.

La seconde est lorsque l’ouragan arrive. Sa révélation indique qu’on rentre dans le dernier tour, à la fin duquel l’ouragan balaiera l’île et tuera les survivants ! Il faut donc à tout prix embarquer. Il faut donc qu’il y ait autant de Survivants que de places sur le radeau, et si ce n’est pas le cas, un vote est organisé. Ensuite, comme pour la première façon, il faut qu’il y ait suffisamment de ressources pour tout le monde (et on fait un vote si nécessaire).

La troisième, et celle que je ne vous conseille pas, c’est lorsqu’il n’y a plus personne sur l’île car tout le monde est mort de faim ou de soif.

 

Mon avis

À la base attiré par l’esthétique du jeu mais n’en attendant pas grand chose, j’ai été très agréablement surpris par Galèrapagos. Le jeu est vraiment sympa, on se fait des sales coups en permanence (j’ai fini une partie à 4 en tuant les 3 autres joueurs avec mon revolver avant de succomber, mort de soif), on rigole, et à la fin d’une partie, on veut juste en refaire une autre !

Le jeu est donc simple à jouer, mais pas facile à dompter. Pour l’instant, une seule partie a été remportée par tous les joueurs (à 5), et une autre partie par 2 joueurs (en me faisant éliminer au dernier tour de votes pour s’enfuir 🙁 ).

Niveau rejouabilité, si les parties classiques n’amuseront plus les gros joueurs réguliers au bout d’un moment, sachez que Gigamic a créé un site et a mis en ligne tout plein de variantes afin de régaler tout le monde, un excellent point pour eux ! Galèrapagos ravira les joueurs familiaux (enfin, il provoquera p’tet des drames aussi hein). De plus, le fait de pouvoir jouer jusqu’à 12 joueurs promet de belles soirées et de belles empoignades !

Bref, tout ça pour dire que Galèrapagos est une excellente surprise, un excellent petit jeu à petit prix. Ah et j’ai oublié de dire que le matos est EXEMPLAIRE pour le prix. Un sac en toile de jute pour les boules en bois servant à la pêche ou au bois, des cartes de très bonne qualité, un petit sabot en forme d’épave pour les cartes et des petites tuckbox ressemblant à des caisses pour les ranger (ce qu’on aurait voulu pour Flamme Rouge, au passage :3). Réussite sur toute la ligne !

 

 

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Quelques infos


À propos de

Boardgamer, amoureux des jeux de cartes, sleeveur invétéré et améritrasheur à ses heures perdues, je suis très pour l'éclectisme dans le monde du jeu.

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