Fiche d'identité

Nom : Calypso / Circea Ruby
Âge : Physiquement 27, réellement 223
Classe : Spellweaver
Race : Orchid
Niveau : 1
Alignement : Neutre Bon (Calypso), Chaotique Bon (Circea)
Caractéristiques : Empathique, timide et patiente (Calypso); Lunatique, brutale et égoïste (Circea)
Statut : En activité

Histoire du personnage

« Elle est étrange… si différente de nous… »
« Et ses parents ? Une honte pour leur famille… »
« Non, ne t’approche pas d’elle ! Et dire que c’est la fille de notre chef ! »
« Une Orchid ? Non, un démon, il est en elle !« 

Difficile de ne pas entendre les murmures incessants, les remarques blessantes lorsque l’on est enfant. Les regards apeurés, interloqués, effrayés, remplis d’incompréhension qui abîment la peau comme un million d’aiguilles traversant la chair. À vif, chaque parole est un coup, une claque mentale qu’elle ne pouvait éviter… Peut-être que c’est à force de vouloir se protéger de cet environnement oppressant que Circéa est née ou plutôt parce qu’il fallait à ce moment-là survivre….

Prématurée et faible, Calypso naquit avec grande difficulté dans une famille bien trop attachée aux traditions des Orchids. Elle fut surprotégée et mise à l’écart. Sa mère, chef de la tribu du Nord, imposa à Calypso bien trop tôt des responsabilités indésirées par la jeune fille en devenir. « Tu devras protéger notre tribu et le monde ma fille ! » sont les mots qu’elle ne cessait d’entendre. Mais pourtant, enfant, ne rêve-t-on pas de juste pouvoir s’amuser innocemment ? Elle dût grandir trop vite, s’entrainant bien trop souvent à son goût sans pour autant pouvoir tenir tête à sa génitrice, leader incontesté de surcroît. Les heures d’apprentissages et de méditation s’enchainaient… La pression mentale se faisant de plus en plus forte, il fallait que Calypso trouve un moyen de se libérer, d’apaiser et surtout de régénérer son esprit affaibli. Alors elle chercha, pendant le peu de temps libre qu’on lui octroyait, un endroit, un petit coin de paradis caché qu’elle pourrait transformer en son lieu de sérénité. Pour son salut, heureusement, elle pu trouver non loin du village une source dérobée aux regards, tapis dans l’ombre d’un immense saule pleureur.

Elle y passa ses moments libres, s’allongeant dans l’herbe fraîche, laissant ses cristaux s’humidifier sous le ruissèlement des perles d’eau de la source. Un bonheur… une légitime escapade à sa vie de fille de chef, future autorité de son clan. Un jour alors, elle rejoignit sa source cachée pour s’y reposer encore et s’endormit, épuisée par une longue journée d’entrainement. Elle ne se réveilla que quelques heures plus tard. Affolée et déboussolée, elle se leva en toute hâte pour rejoindre sa maison afin de ne pas être trop disputée.

Quelle ne fut pas la surprise…

Le choc effroyable de retrouver son village attaqué par des Vermlings adossés à d’immenses colosses. Faibles par nature, les Orchids ne possédant pas une grande résistance physique contrairement à leur puissance psychique, ils furent obligés de fuir ou de se protéger derrière des protections matérielles pour pouvoir se défendre et contre-attaquer. Pris par surprise certainement, ils n’avaient pas eu le temps d’organiser leur riposte : de nombreux corps Orchids jonchaient les pavés, le sang coulant à flot, les cris retentissants et vibrant dans le corps de Calypso. Elle courut et se précipita vers son foyer, paniquée et affolée, ne pensant pas un instant qu’elle se mettait en danger et fut percutée par un ours enragé, perdant ainsi connaissance.

Lors de son réveil, ses mains étaient couvertes de cloques, sa peau rougie par l’effort d’avoir… mais d’avoir quoi d’ailleurs ? Ses paupières s’ouvrirent difficilement et elle pu découvrir ce qui l’entourait. Son village, ou du moins le reste, formait un cercle autour d’elle. Ils étaient tous à l’observer, la jauger, à attendre de la voir bouger ou parler. Elle ne comprenait pas. Que s’était-il passé ?

« Tu les as tous tués… » elle reconnut sans peine la voix de sa mère. « Tu as fait un massacre ma fille… Tu criais, hurlais de joie à chaque sort qui renversait un de tes ennemis…« . La foule laissa passer la matriarche, mais celle-ci ne s’avança pas pour autant plus près de sa progéniture. « Tu étais méconnaissable, ton sourire était machiavélique, tes yeux remplis de haine et de folie ! Tu n’es pas Calypso… tu n’étais pas Calypso, tu n’arrêtais pas de répéter un nom, ton nouveau nom…« 

La jeune Orchid ne comprenait pas, ne réalisait pas ce que sous-entendait sa mère.
« Mais mère, j’ai été assommée, je…
Non ! Ne parle plus ! Tu pourrais de nouveau incanter ! Tu dois quitter le village ! Pars ! Pars loin de nous ! Pars toi et ta Circéa diabolique !« 

Il ne se passe pas un instant où elle ne repense pas à ce jour funeste et terrible. Elle comprit bien plus tard, à force de découvertes macabres au réveil et de folles histoires sur elle qu’on lui avait rapporté bien timidement, qu’en elle s’était éveillée une personnalité plus maligne et égoïste. Une personnalité plus forte mais dépourvue de toute empathie, un cœur de pierre prêt à en découdre. À chaque perte de connaissance, d’endormissement aussi, Circéa se réveille et Calypso devient l’endormie. Elle voyagea longtemps seule avant d’enfin se décider à retrouver un semblant de sociabilité. Rejetée des siens, il lui fallait trouver sa place, ou du moins leur place, dans ce monde, et c’est une rencontre qui l’aida dans son entreprise. Kruulki Nathe, le chef de la guilde Lorem Ipsum, conscient du potentiel infini de la jeune fille, l’intégra dans ses rangs. Calypso allait peut-être enfin trouver sa voie ou du moins c’est ce qu’elle espère…

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